Nous rêvions juste de liberté
Juin 1991, quartier opéra, je sortais enthousiaste et bouleversé d’une séance de cinéma. Je venais de découvrir Thelma &Louise.
35 ans après, Bercy Village, c’est avec bonheur que je m’apprête à revoir enfin le film de Ridley Scott sur grand écran (après évidemment moultes séances DVD). La salle est pleine de jeunes gens et notamment trois garçons installés juste devant moi. L’un d’eux lâche « J'espère que je vais aimer, sinon je vais passer pour un miso ». La réputation du film l’a précédé. Deux heures plus tard, ils sortiront de la salle complètement emballés, le sourire jusqu'aux oreilles.
J'adore ce film et cet énième visionnage ne fait pas exception : une plongée dans l'ambiance du cinéma du début des années 90, celui de mes 20 ans, de l'Amérique profonde, des grands paysages, des routes sans fin, du soleil de plomb, des cafés « regular » et des téléphones à pièces.
J'adore ce film et cet énième visionnage ne fait pas exception : une plongée dans l'ambiance du cinéma du début des années 90, celui de mes 20 ans, de l'Amérique profonde, des grands paysages, des routes sans fin, du soleil de plomb, des cafés « regular » et des téléphones à pièces.
Le film de Ridley Scott regorge de répliques mémorables et souvent drôles que j'avais hâte de voir saillir au détour de scènes fortes et/ou jouissives de toutes sortes.
Deux femmes en roue libre qui ne s’en laissent pas compter face à une brochette de pathétiques mâles alpha. Seul Brad Pitt en auto-stoppeur sexy parviendra à sa manière à les embobiner. Elles sont fortes, belles, et attachantes et les événements feront d’elles des héroïnes sans concessions, résolument féministes.

%20Alain%20Resnais.jpg)












