L'avide, le cupide et le rapace
Le monde se divise en deux mon ami, il y a ceux qui considèrent Le bon, la brute et le truand comme le chef d'œuvre ultime du western (spaghetti ou pas) et ceux qui le trouvent seulement brillant. Je fais partie de la seconde partie du monde, préférant certains westerns américains et surtout le spendide Il était une fois dans l'ouest.
Ce film de Sergio Leone sorti en 1966, n'avait aucune chance de m'emporter complètement puisque qu'on peut dire, je crois, que son scénario n'est pas étouffé par son sens moral. Il véhicule cynisme, vénalité, individualisme et violence, même s'il y a aussi cette partie du film un peu ennuyeuse qui ressemble à un plaidoyer contre la guerre au moment où nos trois salopards croisent la route de la guerre de Sécession.
Ce n'est pas un jugement de valeur car on peut dire que l'objectif du film n'était pas de faire pleurer dans les chaumières. Ainsi, quand bien même il n'a pas touché ma fibre sensible, le film est sans aucun doute très divertissant et jouissif. L'ambiance à la fois terrible et grand-guignolesque est unique et de nombreux dialogues sont fabuleux.
- Dis donc toi, tu sais que tu as la tête de quelqu'un qui vaut 2000 dollars !
- Oui mais toi tu n'as pas la tête de celui qui les encaissera".
Et que dire de sa galerie de personnages ? La brute (Lee Van Cleef), tueur à gages qui fait froid dans le dos, est assez peu présent à l'écran, le truand (Eli Wallach) est un affreux et truculent personnage qui parvient à voler la vedette au blondin (Clint Eastwood), surnom du soi-disant "bon" qui a juste un code d'honneur un peu moins radical que les deux autres.
Le "happy" ending est assez surprenant.

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