Elle et lui
Jusqu'à aujourd’hui image lointaine et magnifiée de la Nouvelle Vague (après renseignement, de la tendance "rive gauche") du cinéma français, née autour de 1959 comme le film, Hiroshima mon amour est le fruit de la rencontre entre Marguerite Duras et Alain Resnais. À elle le scénario, les dialogues et les déclamations au ton très littéraire et, il faut le dire, un peu pompeuses et à lui la réalisation et l'esthétique travaillée autour du noir et blanc.
Une actrice française et un architecte japonais se rencontrent à Hiroshima pour une nuit ou pour la vie. Le film débute sur des images de la catastrophe humanitaire de 1945, d'archives ou reconstituées, et de deux corps enlacés recouverts de cendres et de sueur. Un parallèle audacieux s'installe entre la tragédie totale et le drame personnel de cette femme rasée à la libération car elle était tombée amoureuse d'un soldat allemand.
Messages, métaphores et autres symboles s'enfilent comme des perles. J'essaie de ne pas trop intellectualiser ce qui se dit et je parviens à me laisser porter par la poésie noire et hypnotique issue de la beauté des images et la justesse des personnages. Hiroshima mon amour est un très bel objet de cinéma.
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