Le goût des autres est le rejeton type du cinéma français dont je raffole, tandis que d’autres peuvent l’exécrer. Des tranches de vie, des rencontres, des affinités qui se créent ou pas, d’autres qui se défont. La vie tout simplement, un peu comme du Sautet.
Le scénario n’a l’air de rien. Je me souviens l’avoir adoré à sa sortie en 2000 et dans les premières minutes du film en le revoyant tant d’années après, toujours au cinéma, on se dit qu’est ce qui a pu tant me plaire à l’époque dans cette galerie de personnages pas si passionnants ?
La magie des regards, la finesse des dialogues, ce point de vue sur ce qui nous sépare de l’autre de par notre classe sociale, notre travail et bien entendu nos goûts. Tout ce qui divise mais au bout du compte ne peut pas empêcher les belles rencontres quand elles doivent se produire.
L’alchimie des personnages complexes et ambivalents se produit sous nos yeux et quand la dernière image arrive, on réalise que la magie a pleinement fonctionné avec les spectateurs aussi.
Le scénario du couple Jaoui-Bacri est très bien écrit et les acteurs sont formidables. Ma mention spéciale pour Christiane Millet en épouse décalée du toujours parfait Jean-Pierre Bacri.














