Marguerite et camélia
Sa programmation dans un cinéma du quartier latin a été pour moi l'occasion de découvrir le film de la carrière de Greta Garbo dont elle était le plus fier. Une adaptation de La dame aux camélias datant de 1936, considérée comme l'une des meilleures jamais réalisées.
On peut ne voir dans Le roman de Marguerite Gautier qu’une banale romance tragique à mettre sur le dos de l’injustice et de la maladie mais il est évidemment un peu plus que ça. Le sujet du film est sensible, sinon scandaleux. Marguerite Gautier (Greta Garbo) est une courtisane vénale évoluant dans le « demi-monde » parisien du milieu du 19ème siècle qui rencontre enfin le grand amour sous les traits du séduisant et honnête Armand Duval (Robert Taylor).
L’intérêt du film est dans la satire. Les meilleurs moments sont sans conteste les scènes de fêtes et de sorties au théâtre quand ces filles libres aux mœurs dites légères font la chasse aux hommes riches. À ce titre, les personnalités d’Olympe (Lenore Ulric) et surtout de Prudence (Laura Hope Crewes), deux des comparses de Marguerite, sont un vrai régal. Au milieu de tout ça, avec classe, beauté et une sorte de recul bienvenu, Greta Garbo y est « divine ».
Pour ne rien gâcher : avec sa photographie, ses décors et ses costumes, le film est magnifique.














