La satire sifflera trois fois
On distingue sans difficulté toutes les qualités et les audaces d'un tel film de la part d'un réalisateur incontournable, protagoniste lucide d'une industrie du cinéma à la fleur de l'âge qui n'hésite pas à user et abuser de la sélection naturelle.
Vincente Minnelli nous raconte l'ambition cynique d'un producteur de films qui sortira un réalisateur, un scénariste et une actrice de l'ombre avant de les laisser au bord de la route une fois arrivé à ses fins.
Les ensorcelés (The bad and the beautiful) divisé en trois parties presque égales, a l'avantage de la démonstration didactique mais aussi ses limites en termes de divertissement puisque la manoeuvre se jouera trois fois. Deux fois de trop ? Pas nécessairement car la scène finale, par son ironie, donne tout son sens au propos du film.
Hollywood est mis en examen de la plus belle des façons avec au casting, parmi d'autres moins célèbres, la sculpturale Lana Turner et le charismatique Kirk Douglas.














