She had it all
Observateur au plus près de la carrière musicale de Madonna depuis toujours, je ne me suis pourtant jamais précipité au cinéma pour voir ses films. Je crois n'en avoir vu qu'une poignée alors qu'ils sont plus nombreux qu'on ne le pense. Elle s'est battue pour être Evita et c'est probablement son rôle le plus marquant. En 1996, je n'avais pas spécialement accroché au film et en 2026, j’avoue, pas trop non plus. Rien à voir avec le talent de l'actrice-chanteuse qui s'est investie dans sa partition, ça se voit.
Je reconnais que les bons ingrédients sont là. La musique est franchement belle avec quelques mélodies récurrentes et des chansons marquantes (notamment You must love me et Don't cry for me Argentina), les scènes avec force décors, figurants et costumes sont nombreuses et grandioses, la réalisation d'Alan Parker est impeccable et, pour finir, lyrisme et dramaturgie sont à leur comble.
Mon manque d'enthousiasme pour ce film tient, je crois, à son format biopic à mon goût un peu trop didactique, historique et chronologique pour être le sujet d'un "musical" divertissant. Je trouve difficile de s'intéresser et de s’attacher à Eva Perón, une femme ambitieuse dont on mesure mal, en tant que Français, l'impact qu'elle a eu sur les Argentins dans un tel film chanté.
La bonne idée du scénario est le personnage de Ché, interprété par Antonio Banderas qui se révèle être un excellent chanteur. Il interprète une sorte de représentant du peuple argentin, présent dans la plupart des scènes et témoin récurrent du destin d'Evita.














