Les ensorcelés (1952) Vincente Minnelli

Les ensorcelés (1952) Vincente Minnelli

Il était une fois Hollywood

Je perçois sans problème toutes les qualités d'un tel film de la part d'un réalisateur pièce maîtresse d'un cinéma à la fleur de l'âge et protagoniste lucide d'une industrie qui n'hésite pas à broyer par la sélection naturelle. Vincente Minnelli nous raconte l'ambition cynique d'un producteur de films qui sortira de l'ombre un réalisateur, un scénariste et une actrice avant de les écarter brutalement une fois arrivé à ses fins.

Hollywood mis en examen de la plus belle des façons avec au casting, parmi d'autres moins célèbres, la sculpturale Lana Turner et le charismatique Kirk Douglas.

Pour Les ensorcelés (The bad and the beautiful), éloge et reproche vont de paire. La division du long métrage en trois parties presque égales racontant chacune sa relation avec l'un de ses poulains laissés ensuite au bord de la route, a l'avantage de l'intéressante démonstration didactique mais aussi ses limites en termes de divertissement pur de par sa redondance.

La scène finale est la bienvenue par son ironie .