La dame de Shanghai (1947) Orson Welles

 La dame de Shanghai (1947) Orson Welles

L’ennemi dans la glace

Il est bien possible que le cinéma d'Orson Welles ne me convienne pas totalement car je garde un souvenir mitigé, quoique lointain, de Citizen Kane, considéré comme un chef d'oeuvre parmi les chefs d'oeuvre.

La dame de Shanghai, dont le titre n'a que peu de rapport avec le scénario, m'a fait le même effet. Ce thriller américain de 1947 avec, en couple vedette, la magnifique Rita Hayworth et Orson Welles lui-même, a pour lui la forme et le style grâce aux talents créatifs du réalisateur. Welles sait fabriquer des films beaux à voir, notamment en termes de cadrage, de perspectives et d'idées visuelles. À ce titre, la scène du labyrinthe de miroirs et celle du grand aquarium sont restées dans les annales.

En revanche, l'histoire elle-même m'a un peu laissé au bord de la route. À mes yeux la faute à une intrigue alambiquée dont la plupart des ficelles m'ont échappé à cause du rythme rapide du film (et accessoirement de mon manque de concentration) avec, en filigrane, l'impression que la machination criminelle du scénario et le procès au tribunal qui s'ensuit ne tiennent pas debout.

Un classique en noir et blanc très années 40 que je suis malgré tout content d'avoir découvert, notamment pour son indéniable esthétique.